TRM2012. Retour à Sainte-Marie de Neuilly

TDM2012. Lecture des noms
TDM2012. Lecture des noms. Sainte-Marie de Neuilly

Un devoir de mémoire… je dois y aller, je le sens, je le sais ! Cette inhumanité dont l’humanité fait preuve ne doit pas se reproduire.

Trente élèves et huit adultes de Sainte-Marie de Neuilly ont ressenti cet « appel », ainsi que 450 lycéens de 17 établissements catholiques à suivre le mouvement du Train de la Mémoire. Du 11 au 15 novembre 2012, ils sont partis sur le lieu le plus emblématique de l’extermination des Juifs d’Europe. Autour du Père Dujardin (oratorien, historien, théologien, ancien secrétaire des relations épiscopales avec le Judaïsme) et de son équipe pluridisciplinaire de professeurs, les adolescents ont participé à un voyage d’histoire et de mémoire empreint de spiritualité, alternant des temps de réflexion, de dialogue et des moments de commémoration sur place. Témoignage et diaporama sur le site de Sainte-Marie

Témoignage d’une élève
Le dimanche 16 novembre, dix-huit filles de notre division et quelques quatre cent lycéens de toute la France sont montés dans le train de la Mémoire à destination d’Oświęcim en Pologne. L’objectif de ce voyage de vingt-huit heures était de nous « préparer » à ce que nous allions vivre : la visite du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz, dans lequel les nazis ont causé la mort d’au moins un million de Juifs et autres prisonniers. Sur place, nous avons d’abord eu une visite historique du camp de Birkenau (Auschwitz II), puis une table ronde où des professeurs ont répondu aux multiples questions que l’on peut se poser devant l’horreur de la Shoah – pour-quoi, comment,… Le deuxième jour, nous avons visité le musée triste-ment célèbre d’Auschwitz où sont exposés entre autres d’innombrables photos des prisonniers, et des biens que ceux-ci durent laisser à leur arrivée au camp. Il est difficile de décrire les sentiments éveillés en nous durant et après ces quatre jours, d’abord parce que personne ne l’a vécu de la même façon, ensuite parce que ce n’est pas une expé-rience qui se relate par les mots. Nous sommes toutes, à des échelles différentes, revenues changées de ce voyage hors de l’ordinaire, et conscientes que s’il est impossible de réécrire le passé, un travail de mémoire doit être accompli pour empêcher qu’une telle inhumanité se reproduise.Violette F., T ES

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